Pourquoi je quitte Toulouse et la France... ?

Publié le 6 Février 2013

Pourquoi je quitte Toulouse et la France... ?

Avec un titre d'article pareil (illustré par la jolie place du Capitole, à Toulouse), je suis sûre que certaines personnes qui ne me connaissent pas vont penser politique, David Cameron, tapis rouge, évasion fiscale,... Alors disons-le tout de suite : c'est pas ça du tout !

Depuis l'âge de 14 ans (ce qui ne me rajeunit pas), je souhaite devenir chercheur en biologie. Je me suis toujours vue exercer ce métier à l'étranger, dans un pays anglophone. Il faut dire, à l'époque, on parlait déjà de la fuite des cerveaux vers les Etats-Unis, et j'étais déjà amoureuse de la langue de Shakespeare depuis bien longtemps...

Sur le papier, j'aurais aimé faire l'intégralité de mes études à l'étranger et être déjà bilingue, mais, en pratique, sans parler de l'impact économique de la chose, on m'a conseillé de réaliser la majorité de mes études en France car elles sont souvent plus poussées qu'à l'étranger. De même, on m'a maintes fois répété qu'Erasmus, c'était mieux en fin d'études... Bref, je suis restée à Toulouse où j'ai validé mon DEUG, ma licence, ma maîtrise, mon master... Il ne me manque aujourd'hui plus que la thèse pour devenir chercheur.

Et me voilà, maintenant, titulaire d'un Master Recherche sans possibilité de poursuivre en thèse en France, faute de réseau et d'argent. (En gros, un thésard est payé par les labos ou des organismes qui sponsorisent la recherche à hauteur de 1 000 euros minimum par mois pendant 3 ans. Mais comme il y a peu de budget en France, certains acceptent de vivre sans gratification s'ils sont riches ou font un prêt, ce qui est interdit à Toulouse en biologie. Et que je ne pourrais pas me permettre hors de Toulouse vu qu'il me faudrait payer un loyer et tout...)

Depuis des mois, je postule donc aux très nombreuses offres de thèses britanniques qui circulent (là-bas, ils disposent de bien plus de budget de recherche et de bien plus nombreux organismes sponsorisants les thèses) et je n'obtiens que des refus, notamment parce que je postule depuis Toulouse (pratique pour les entretiens histoire de faire connaissance, hein...). J'ai donc travaillé ces derniers mois pour 1) réunir suffisamment d'argent pour survivre quelques mois en Grande-Bretagne et 2) préparer mon plan de bataille pour réussir enfin à décrocher le Saint-Graal.

Voilà donc la raison principale de ma future expatriation (je n'aime pas ce mot qui s'apparente trop à "apatride" mais la langue française est ce qu'elle est ! ). Demain, je vous dirais les raisons (folles) que j'ai de ne pas partir, pour rigoler un peu avant de passer aux choses sérieuses !

Rédigé par Cyrielle (Platinegirl)

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I
Hey je viens de tomber sur ton blog, et j'ai actuellement le même projet :)<br /> Bordelaise d'origine, je n'ai jamais eu l'occasion de bouger à l'étranger, et me voici finissant ma 3ème année d'étude à Toulouse (un master communication). Je pense partir vers Juin pour à peu près les mêmes raisons, mais certainement à Londres qui m'attire un peu plus quand même!<br /> En tout cas ravie de voir que je ne suis pas la seule, je me trouvais presque ingrate de vouloir fuir Toulouse (qui a pourtant été accueillante) comme ça :) J'espère que tout va bien marcher pour toi, je m'abonne à ton blog histoire d'avoir des news ;)
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C
Bon courage à toi aussi, alors, c'est un cap à franchir, pas facile, mais apparemment cela vaut le coup (et on n'est pas seuls ! ). Pour Londres, tu verras, si la vie est chère, il y a beaucoup de sites qui permettent d'accueillir les français à Londres et compagnie, tu trouveras vite tes repères !
D
Prête à te suivre dans cette superbe aventure... :)
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C
Merci beaucoup !