Publié le 19 Novembre 2013

Comme aux Etats-Unis ?

Comme la majorité des jeunes de ma génération, j'ai une large connaissance des us et coutumes américains, grâce aux séries TV et aux films. Aussi, il m'arrive souvent de m'étonner de la ressemblance entre les modes de vie américains et anglais... Pas seulement au niveau de la langue et du culte des voitures (pour rappel, la voiture est le premier signe de richesse à montrer aux autres), mais aussi en ce qui concerne l'université.

 

 

Comme aux Etats-Unis, il est bien vu d'accumuler des tas d'expériences associatives avant d'entrer à la fac. Sur un dossier, être major de promo n'est pas aussi intéressant qu'être un bon élève qui cumule un poste de président de l'association X, de trésorier de l'association Y, d'organisateur d'un quelconque événement caritatif...

 

 

Comme aux Etats-Unis, une fois arrivé à la fac, tu ne changes pas de vie pour autant, tu continues de faire du sport (je vous jure, on se croirait dans une fac spécialisée dans le sport, tant les gens sont en tenue de sport, courent partout, trimballent des raquettes toutes la journée...) *, tu es inscris non pas à des fraternités, mais à des societies qui brossent un large panel d'association sportives, culturelles, philosophiques, nationales (chaque pays doit avoir sa propre society)... Bref, s'intégrer à la vie étudiante, c'est une obligation ici.

* NDLR : d'ailleurs, tant que j'y pense, comme aux Etats-Unis, faire du baseball et du lacrosse, c'est trop in

 

 

Comme aux Etats-Unis, tu es fier de l'université dans laquelle tu étudies. Tu en es même le porte-drapeau donc tu portes fièrement ses couleurs : les sweats, écharpes, bonnets, crayons, mugs,... à l'effigie de l'University of Exeter se vendent comme des petits pains. A mon sens, c'est moins sexy que d'avoir des articles estampillés "Harvard", mais pourquoi pas ?

 

 

Comme aux Etats-Unis, tu as des collectes de dons originales. Il ne suffit pas de payer une petite contribution pour soutenir les victimes philippines (personnellement, j'ai donné via la Croix-Rouge française, histoire de pouvoir donner plus via la déduction d'impôts) : tu peux organiser une vente de gâteaux**, une course à pied, un combat de marrons accrochés à des lacets (apparemment, c'est un jeu traditionnel à la récré, ici)... Tout ce qui est caritatif marche super bien, ici.

** NDLR : fun fact : en raison de la TVA anglaise, c'est des gâteaux et non pas des biscuits qui sont à vendre pour les ventes de gâteaux : une part de moelleux au chocolat, oui, un cookie, non.

 

 

Comme aux Etats-Unis, le campus a une vraie vie. Sur le campus de Streatham (celui où j'ai mon bureau principal), tu as une bibliothèque ouverte tous les jours et même la nuit certains jours, tu as deux magasins qui vendent de tout (chips, sandwichs, boissons, alcool,...), tu as une boite de nuit, un pub, un centre médical, plusieurs boutiques de plats à emporter, un Costa Coffee (c'est un peu comme un Starbucks, et c'est aussi ouvert le dimanche ! )...

 

 

 

Apparemment, on ne nous a pas mentis : l'Angleterre est très proche de l'oncle Sam !

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Rédigé par Cyrielle

Publié le 18 Novembre 2013

Avant de commencer, un tout petit rectificatif qui me tient à cœur : dans mon article d'hier, j'y parle de pluie, d'être trempé... mais je vous rassure tout de suite : il ne pleut pas sans arrêt non plus, ici ! Ça varie assez, en fait... En moyenne, soit je voie la pluie pendant 10 minutes un jour, soit il ne pleut pas du tout. Certes, on a eu une semaine où il pleuvait quasiment tous les jours par intermittence, et on a quelques jours où il pleut à verse toute la journée... Mais on est bien loin du cliché de l'Angleterre = pays de la pluie !

Exeter = Perpignan ?

Je profite d'avoir un peu de motivation à écrire sur le blog pour vous parler de certaines choses intéressantes, ici.

 

Comme je vous l'ai dit, Exeter est une ville au nombre d'habitants assez important : l'équivalent de Perpignan (en nombre : 117 800 et en proportion vu qu'on a quasiment la même population nationale). Sauf que je ne trouve pas forcément cette comparaison très flatteuse dans la mesure où Exeter est une ville très jeune et qui bouge beaucoup.

Il y a tous les jours (même un lundi après-midi) un monde fou en centre-ville dans la journée et jusqu'en début de soirée, et des centaines de jeunes dans les rues le soir, parce que la vie étudiante est aussi synonyme de pubs, clubs... et, ce, tous les soirs.

Le dimanche n'est pas en reste, parce que les magasins restent ouverts jusqu'à 16h30-17h. On est loin des villes fantômes françaises que sont Paris (sauf Champs-Elysées, et encore...) ou Toulouse le dimanche à 10, 14 ou 16h !

 

Un autre point qui montre qu'Exeter est bien plus que la version anglaise de Perpignan : ses magasins. Je suis toujours scotchée de voir des boutiques Pandora, Apple (pas un revendeur Apple, non, un vrai concept-store Apple), Swarowski,... dans cette ville. De même que les deux versions anglaises de nos Galeries Lafayette et autres Printemps : Debenhams et House of Fraser. (Bon, je connais pas Perpignan comme ma poche, mais ils ont ça ? )

 

Un point commun, avec Perpignan ? Du quatrième étage du bâtiment où se trouve mon bureau (qui se trouve sur la colline qui surplombe Exeter)... on voit la mer !

 

 

Bref, Exeter, même si ce n'est pas une ville très connue outre-manche ( = de votre côté, le côté français ! ), ce n'est pas pour autant la campagne. La preuve : chaque jour (j'insiste, je ne suis pas Marseillaise donc je n'exagère pas), je croise des Français. Je les entends discuter au téléphone, je les entends parler entre eux comme si personne ne pouvait les comprendre (c'est raté ! )...

 

J'allais oublier... vous allez peut-être entendre parler d'Exeter prochainement. Les Chiefs, l'équipe de rugby du coin, concoure dans le cadre de la H Cup dans le groupe 2 avec Toulon... et ils partagent la première place, pour le moment. Prochain match ? Le 7 décembre, Exeter-Toulon au Sandy Park Stadium d'Exeter ! (Petit point cocorico du jour : et Toulouse est évidemment premier de son propre groupe...)

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Rédigé par Cyrielle

Publié le 17 Novembre 2013

Des bottes de pluie ?

J'ai rigolé comme une baleine, des années durant, quand je voyais des filles et des femmes porter des bottes en plastique, de pluie. Certes, ces dernières années, ces chaussures se sont démocratrisées au point de se mettre aux couleurs de la saison, ou de porter des imprimés tendance... mais, franchement, qui irait porter des bottes de pluie sur un jean ? J'entends à chaque fois, dans ma tête, une célèbre comptine : "A la pêche aux moules moules moules..." !

 

Sauf que, les bottes de pluie, c'est bien pratiques en Angleterre. Parce que, même si ce pays est censé bien connaître la pluie, il ne sait toujours pas la gérer.

Résultat, non seulement la pluie a tendance à rebondir sur le sol et donc à te tremper le bas de pantalon (j'ai osé sortir en jean clair un jour de pluie, j'ai vite compris mon malheur en constatant que mon seulement mon jean était trempé, mais aussi plein de boue...), mais en plus les routes, trottoirs... ne sont pas adaptés à la pluie.

Je ne sais pas, je m'imaginais qu'ils connaissaient suffisamment bien la pluie, ici, pour prévoir des rigoles bien profondes, histoire d'éviter les grosses flaques en pleine route (et, là, vous imaginez une voiture qui fonce dedans et qui m'arrose comme Bridget Jones ! ). Je pensais qu'ils avaient l'habitude de retirer les feuilles des bouches d'égout, histoire qu'un pan entier de trottoir ne devienne pas une mare. Je pensais aussi qu'ils avaient développé des routes qui aspirent l'eau, histoire de ne pas faire de l'aquaplanning à pied (le pire : sur les bandes blanches des passages-piétons).

Apparemment, la seule différence entre Toulouse et Exeter, en ce qui concerne la pluie, ce serait le fait qu'ici, quand il pleut, il n'y a pas forcément d'embouteillages dans les rues. C'est tout.

 

Résultat, je songe sérieusement à m'acheter des bottes de pluie. Car je me suis fait déjà avoir trois fois avec des bas de jean trempés, des chaussettes complètement mouillées... (j'ai même dû, une fois, emprunter un pantalon et des chaussettes à une amie ! )

 

Mais, tant qu'à faire, je devrais chercher des bottes dans lesquelles mes pieds survivraient à mon heure de marche quotidienne, vous ne trouvez pas ? Car les bottes en plastique, je ne pense pas que ce soit bien pratique. Déjà que mes bottines courtes André, en cuir, sont plates au niveau de la semelle et me font glisser (jusqu'à en tomber par terre) dès que le sol est humide... !

Sur ma liste de Noël, donc... des bottes en cuir hautes et assez larges pour y passer mon jean en cas de pluie. Et un imperméabilisant !

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Rédigé par Cyrielle

Publié le 3 Novembre 2013

Un mois plus tard...

Un mois plus tard... me revoilà !

 

Maintenant que je ne visite plus le pays, j'ai du mal à savoir quoi vous raconter... Le train-train quotidien pour commencer ? Des petites anecdotes sur la vie à Exeter par la suite ? On verra !

 

On va commencer par le train-train quotidien, vu que cela m'a été demandé à plusieurs reprises.

 

Les jours se suivent et se ressemblent, à vrai dire, ici. Non pas que je m'ennuie, entre ma vie trépidante au laboratoire (après avoir passé plusieurs semaines à lire des articles du matin au soir, je suis passée au travail de laboratoire [le week-end surtout] et aux analyses des données que j'ai récoltées) et ma vie sociale. Car, oui, si je ne sortais pas trop quand j'étais à Toulouse (par manque de temps et surtout parce que j'habitais en banlieue - impossible d'aller facilement en ville après 20h du soir...), ici, vu que je suis proche de tout, je peux sans problème sortir sans pour autant me coucher tard !

Donc je sors avec des amis, et je suis inscrite à deux associations étudiantes (celles des "vieux" étudiants et celles qui me permet de pratiquer la salsa le jeudi soir) qui organisent régulièrement des sorties. Toujours sympa pour découvrir de nouveaux lieux...

 

 

Vous l'aurez compris, mes semaines passent à une allure folle... et je ne suis presque pas fatiguée ! Je commence à m'habituer à marcher tête nue sous la pluie (comprendre : sans parapluie, car le vent ici est super fort), à ne pas me réveiller trop tôt le matin à cause de la luminosité extérieure et des mouettes qui rient sous ma fenêtre, à programmer mes menus de la semaine pour éviter d'aller trois fois par semaine faire des courses,... Par contre, je n'aime toujours pas la bière !

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Rédigé par Cyrielle